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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 20:46



 

 

 

  Déclaration de l’Union Départementale CGT

 

                       Il faut se mobiliser, agir et voter CGT

 

Le contexte de crise produit des effets réels et néfastes sur l’emploi, le temps de travail, les conditions de travail, les salaires, le logement, les garanties collectives. Les services publics sont en ligne de mire.

 

Les salariés, les retraités, la population attendent de la CGT des perspectives, de connaître nos propositions, de nous rencontrer, de débattre avec nous. Plus que jamais nous devons être sur le terrain pour impulser et offrir à tous et toutes de s’engager dans les différents rendez-vous de luttes et d’élections. C’est efficace pour contrer la politique de ceux qui nous emmènent dans cette situation.

 

Plusieurs actions se développent, à Renault, chez les Territoriaux, Sanofi, dans le Commerce, dans l’Education, à La Poste, pour ne citer qu’eux.

 

Ne laissons pas ces rendez-vous s’organiser sans notre engagement solidaire et interprofessionnel. Nous devons tout faire pour réussir ces moments de manifestations, les actions, les débats, les distributions de matériel.

 

Dans ce contexte lourd et grave de conséquences, les élections sont des moments de rapport de forces qui vont compter. La participation des salariés aux élections est déterminante, le score de la CGT porteux de changement de société, est déterminant.

 

Nous sommes attendus. Nous devons faire connaître nos propositions aux : salariés, retraités, chômeurs, sans papiers et aux jeunes.

 

Exprimons-nous, votez CGT, faire voter CGT est essentiel, si nous voulons imposer véritablement d’autres choix à la politique du gouvernement et du MEDEF bien solidaire face à la crise, trouvant des moyens financiers sans précédent pour tenter de sauver la bourse. Mais la question est posée, qui va payer ?

 

Nous ne voulons pas payer cette crise, la situation financière qu’ils ont créée.

 

Pour des emplois, des logements, de meilleures conditions de travail et de vie,

des services publics de qualité répondant aux besoins de la population :

 

tous dans l’action, tous aux urnes

 

 

  •  Le 6 novembre 2008 dans les collectivités ;

 

 

  •  Le 2 décembre 2008 dans l’éducation ;

 

 

  • Le 3 décembre 2008 dans le privé avec les élections prud’hommes.

 

 

On a tous à y gagner

 

Le matériel et les plans de travail sont disponibles dans les unions locales et l’union départementale bousculons tous les agendas, rassemblons-nous pour aller à la rencontre des salariés et de la population.

 

 

 

Caroline Aubry

Vie revendicative

 

Créteil, 27 octobre 2008

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 07:02

Après l’annonce d’un vaste plan de sauvetage du secteur ban¬caire américain, va-t-on vers la fin de la crise financière ? Une nouvelle régulation est-elle possible ? Et à quelles conditions ? Retour sur la génèse d’une crise et ses enjeux.

Un dossier publié dans la Nouvelle Vie Ouvrière le 26 septembre 2008 signé Jean François Jousselin, directeur des rédactions.

1D’OÙ VIENT LA CRISE ?

On le sait, c’est du marché relativement limité des subprimes que tout est parti. Nés dans les années 1990 aux États-Unis, ces crédits hypothécaires ont été consentis à des ménages aux revenus très modestes et peu solvables en calculant leur capacité d’em-prunt sur la valeur du bien acheté. Accordés à des taux variables et particulièrement éle¬vés, les crédits subprimes étaient extrême¬ment rémunérateurs pour les organismes prêteurs… tant que les prix de l’immobilier progressaient. Mais dès la fin 2006, le mar¬ché américain de l’immobilier montre des signes d’essoufflement, les prix reculent de 4 % et l’effet pervers de la mécanique s’en-clenche : les ménages ne peuvent plus faire face à leurs engagements, le nombre de défauts de paiement qui, sur les subprimes, tournait autour de 10 % s’élève rapidement à 15 % du total des crédits accordés et les sai¬sies immobilières se multiplient, augmen¬tant de 60 % entre janvier et juillet 2007. Conséquence, les établissements de crédit spécialisés dans le subprime s’effondrent et les dérivés de crédit qu’ils avaient créés pour diminuer leurs risques perdent brutalement de leur valeur.

2 – COMMENT LA CRISE DES SUBPRIMES A-T-ELLE PU S’ÉTENDRE À L’ENSEMBLE DU SYSTÈME FINANCIER ?

C’est justement par le canal des dérivés de crédit que la crise s’est diffusée. Pour faire face à l’augmentation du risque, qu’elles n’avaient pas les reins assez solides pour supporter à elles seules, les banques spécia¬lisées dans le subprime ont en effet titrisé leurs créances. Cette technique née dans les années 1970 consiste à regrouper les milliers de prêts accordés et à les revendre par petits morceaux sur le marché sous forme d’obligations achetées par des « hedge funds » ou des investisseurs institutionnels.
La contagion a été générale, parce qu’à la dif¬férence de ce qui se passait dans les crises financières antérieures, tous les acteurs panachent désormais leurs placements sec¬toriels et le font dans le monde entier dans une interconnexion inédite. Or, plus les cou¬plages entre marchés augmentent et plus les risques de propagation d’un segment de marché à un autre, d’un lieu de la planète à un autre, d’un acteur à un autre sont grands. Tous les types de crédits qui ont été titrisés sont désormais touchés. Soit un volume de plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars, sans rapport avec la dimension réduite du marché des subprimes (1 300 milliards de dollars) d’où est partie la crise. Et la crise affecte non seulement les banques et les hedge funds, mais aussi les assureurs, les fonds de pension, ou encore les fonds communs de placement qui, par le biais de la titrisation, avaient tous investi dans les marchés du crédit. Conséquence, une défiance généralisée qui à son tour ali¬mente la crise. Plus personne ne sachant qu’elle est l’exposition des banques aux valeurs titrisées – dont on a bien du mal par ailleurs à fixer la valeur – les banques rechi¬gnent à se prêter entre elles, de peur de ne pouvoir récupérer leurs fonds. C’est le sys¬tème tout entier qui se grippe.

3 Y A-T-IL UN RISQUE DE DÉFAILLANCE DE L’ENSEMBLE DU SYSTÈME BANCAIRE ET FINANCIER ?

La crise a une dimension systémique cer¬taine. Quand la quatrième banque d’affaires américaine peut faire faillite du jour au len¬demain, quand le premier assureur d’outre-Atlantique n’échappe au même sort que grâce à sa nationalisation de fait, aucune banque ou institution financière cotée en Bourse ne peut s’estimer à l’abri. C’est d’ailleurs le risque d’une faillite générale d’un système où toutes les banques sont liées entre elles par des crédits croisés qui a conduit dix grandes banques à créer un fonds commun de 70 milliards de dollars pour assurer la liquidité du marché inter-bancaire. C’est cette même crainte qui est à l’origine, d’abord de la décision prise par la Réserve fédérale américaine d’élargir le type d’actifs qu’elle peut prendre en pension contre prêt, puis de la décision de mise en place d’un fonds de défaisance de quelque 700 milliards de dollars pour débarrasser les banques de leurs actifs « pourris ». Reste que les banques sont diversement exposées. Les plus fragiles sont celles qui hier étaient les plus actives et les plus puis¬santes sur les marchés financiers. C’est le cas des grandes banques d’affaires de Wall Street qui exerçaient une domination sans partage dans ce domaine d’activité et qui, à l’exception de Goldman Sachs, sont passées dans le giron de banques généralistes ou, comme Lehman Brothers, ont fait faillite…

4 LES BANQUES FRANÇAISES SONT-ELLES MENACÉES ?

Les banques françaises qui peuvent compter sur un confortable matelas de dépôts sont moins menacées que les banques américai¬nes. Avec une activité moins spécialisée et des ratios de solvabilité élevés, elles ont, en théorie, une meilleure résistance aux chocs financiers. Elles ne sont pas pour autant déconnectées du système financier interna¬tional. La crise des subprimes aurait ainsi coûté 4 à 6 milliards d’euros au Crédit agri¬cole, la Société générale a provisionné 2 milliards d’euros pour faire face à ses per¬tes, BNP-Paribas aurait elle aussi perdu 1 milliard d’euros. Alors que la crise est loin d’être soldée, on est déjà bien au-delà des estimations avancées par les dirigeants des grandes banques au début de la crise. Rap¬pelons que Daniel Bouton estimait, dans une interview à la revue Challenges, à 200 millions au plus l’impact des subpri¬mes pour la Société générale dont il était le PDG. Quant à Baudoin Prot, le PDG de BNP-Paribas, il n’avait pas craint d’affirmer début août 2007 qu’aucun des fonds de sa banque n’avait de problème de liquidités… avant de décider, le 9 août, de geler trois très classiques Sicav monétaires, massivement et imprudemment investies dans des titres adossés à des crédits subprimes américains. Globalement et en comptant l’exposition des banques françaises à la faillite de Lehman Brothers, c’est à une vingtaine de milliards d’euros qu’on peut chiffrer le coût de la crise en France. Reste que le système bancaire français connaît les mêmes dérives que ses homologues étrangers, comme en témoignent l’affaire Kerviel et le scandale de la Société générale. Si timorées quand il s’agit de soutenir des projets de développement, la création d’entreprise ou le financement de solutions industrielles pour des entreprises en difficulté, les banques françaises se mon­trent beaucoup moins regardantes sur des opérations financières pourtant beaucoup plus risquées. Ainsi, les opérations de titrisation ont ces dernières années généré de 3 % à 4 % de leurs profits, tandis qu’en 2006 le financement d’opérations de LBO aurait représenté 3 % des profits de BNP-Paribas…

5 – Quelles sont les conséquences de la crise financière sur l’économie réelle ?

Toutes les prévisions des économistes convergent. La crise financière se traduira d’abord par une raréfaction et un renchérissement du crédit, ce qui pèsera sur l’investissement, celui des ménages comme celui des entreprises, et donc par un ralentissement de la croissance. Si la croissance mondiale devrait s’élever encore à plus de 3 % cette année, c’est grâce au dynamisme dont font preuve les pays émergents, notamment la Chine et l’Inde qui devraient voir leur PIB progresser respectivement de 9,4 % et 7,9 % en 2008. En revanche, les États-Unis n’échap­peront pas à une récession qui, pour les prévisionnistes, toucherait aussi plusieurs pays européens comme la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne, voire l’Allemagne. Avec, à la clé, une remontée du chômage qui sévit déjà aux États-Unis et en Grande-Bretagne depuis plusieurs mois. Car les dégâts ont déjà commencé. Le secteur financier américain, qui s’était déjà délesté de 140 000 salariés en 2007, devrait connaître une nouvelle saignée de plus de 100 000 emplois cette année. Quant à l’immobilier qui contribuait à un tiers de la création d’emplois ces six dernières années, son marasme persistant en fait aujourd’hui un contributeur négatif.

6 – Les mesures prises par les États-Unis mettent-elles fin à la crise ?

Sans doute pas. D’abord, parce que le fonds de défaisance de 700 milliards de dollars proposé par le président Bush n’a pas encore été approuvé par le Congrès. Ensuite, parce que ce plan, qui ne consiste qu’à socialiser les pertes, ne résout pas la question de la recapitalisation des banques qui ne sera pas chose si simple, vu l’état et la défiance des marchés. D’autant qu’il laisse entier le problème de l’endettement des ménages. Des économistes américains font ainsi remarquer que regrouper les actifs toxiques dans une structure de cantonnement ne sert à rien si on ne réduit pas dans le même temps la dette des particuliers qui, ces derniers mois, ont vendu, contraints et forcés, leurs parts de Sicav pour faire face à leurs engagements. Leur permettre d’effectivement rembourser leurs dettes serait le seul moyen d’évi­ter les saisies massives et donc de s’assurer contre de nouvelles défaillances en chaîne. Certains chiffrant entre 200 et 1 000 le nombre d’établissements qui pourraient encore faire faillite.

7 – Tout le monde parle de nouvelles régulations, quelles sont les mesures à prendre ?

Le temps du libéralisme à tous crins semble aujourd’hui révolu et la crise n’a fait que confirmer ce que tout le monde savait déjà : il n’y a pas d’autorégulation des marchés. Ceux qui hier encore clamaient avec le président Reagan que « l’État n’est pas la solution, c’est le problème » n’ont eu d’autres solutions qu’appeler l’État à la rescousse pour tâcher de sauver ce qui pouvait encore l’être. Tous les économistes sont unanimes pour dire qu’on ne pourra pas enrayer une crise d’une telle ampleur en se contentant d’injecter de l’argent dans le circuit financier mondial pour permettre aux banques de se financer. D’où le retour en force de l’idée de régulation. Le débat se focalise beaucoup sur la suppression des zones de non-régulation dans la sphère financière – les établissements de crédit hypothécaire américains ou les hedge funds qui agissent comme des banques d’affaires non réglementées – ou encore l’extension de contraintes prudentielles aux banques d’investissement. Il porte aussi sur la mise en place de règles plus strictes pour les agences de notation qui évaluent les risques de crédit des entreprises, l’interdiction d’un certain nombre d’opérations spéculatives ou la révision du mode de rémunération des professionnels de la finance. Toutes choses sans doute importantes, mais qui pour l’instant font l’impasse sur la question clé de l’usage et de la finalité des crédits distribués par les institutions bancaires. C’est pourtant un enjeu majeur si l’on veut les réorienter vers les activités productives. Autrement dit, quel rôle entend-on faire jouer, quelle place assigne-t-on au système financier, au service de quelle politique économique ? Sans réponse à ces questions, il est fort à craindre que l’apurement des ­dettes ne serve qu’à recommencer comme avant. Après la socialisation des pertes viendra en effet, comme à chaque lendemain de crise, la question de la relance, de l’assouplissement de la politique monétaire et… de la baisse des taux d’intérêt. Le risque sera grand alors de relancer la machine infernale en fournissant à nouveau aux banques des liquidités à bas prix…

8 – Les solutions à la crise doivent-elles se limiter au système financier ?

Cette crise, si elle est d’abord bancaire et financière, est intimement liée aux évolutions de la sphère productive. Le monde de la finance n’est en effet pas indépendant du monde réel et le capitalisme financier n’est qu’un élément du capitalisme tout court. La financiarisation de l’économie ne réside pas seulement dans l’hypertrophie de la sphère financière et la place disproportionnée qu’elle a prise dans l’ensemble des activités. Elle est aussi dans les transformations concrètes des conditions mêmes de la production. Les acteurs financiers ont ainsi pris la main dans la gestion des entreprises, les actifs financiers ont pris le pas sur les investissements en machines et en capacités de production, le cours de Bourse est devenu l’alpha et l’oméga de toute stratégie, les exigences des actionnaires d’une rentabilité à deux chiffres, la seule contrainte à satisfaire. La contrepartie, c’est la pression sur les salaires, la précarisation de l’emploi, la dégradation des conditions de travail, la dévalorisation du travail dans le processus productif. C’est cette dévalorisation qui fait la crise de rentabilité du capital qui, faute d’une mise en valeur suffisante, cherche alors une rentabilité plus élevée dans la sphère financière. S’il faut une nouvelle régulation du secteur bancaire et financier, c’est une évidence, on ne résoudra pas la crise sans revaloriser le travail et sa place dans la vie économique et sociale. Sans augmenter les salaires, sans développer l’emploi, sans investir dans la formation des hommes, sans combattre les inégalités, sans définir une stratégie industrielle qui ne peut se résumer aux visites d’un président sur un chantier naval ou dans une aciérie. C’est là un vaste champ d’intervention pour le syndicalisme.

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 06:59

Vous venez de recevoir votre carte d'électeur pour le scrutin prud'homal. C'est le moment de la vérifier

LES CARTES ELECTORALES ARRIVENT DANS LES BOITES !

Comme plus de 19 millions de personnes, entre le 1er au 19 septembre 2008, vous allez recevoir à votre domicile votre carte d’électeur pour voter le 3 décembre aux élections prud’homales. C’est le moment de la vérifier pour savoir si vous êtes bien inscrit, dans le bon collège électoral, la bonne section de vote et la bonne commune. Attention, si vous votez à Paris, le vote électronique par internet vous est proposé. Pour tout savoir sur votre inscription et le calendrier des opérations de vote

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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 20:48
                                                                                      
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 20:42

On a compté autour de 150 000 personnes dans près de 90 rassemblements et manifestations partout en France pour cette journée nationale interprofessionnelle de mobilisation dans le cadre dans la journée mondiale "pour le travail décent" à l’appel de la CSI. "Dans le contexte difficile où l’on tente de persuader les salariés que ce n’est pas le moment de présenter des revendications, je considère que cette journée est une réussite", a déclaré Bernard Thibault qui avait pris la tête d’une manifestation vers la place du Trocadéro à Paris à l’appel de la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, Solidaires et l’Unsa .

Cette première "Journée mondiale pour le travail décent", organisée mardi par la Confédération syndicale internationale (plus de 300 syndicats dans le monde), a été ponctuée d’actions multiples d’ampleur variable dans des dizaines de pays. La CSI signale plusieurs manifestations en Russie, avec notamment 4.000 personnes à Moscou, 5.000 à Kazan, 3.000 à Vladivostok, et une pétition au Kamchatka ayant recueilli 20.000 signatures. Au Kirghizstan, un rassemblement a réuni 500 personnes.

En Australie, des rencontres de syndicalistes, dont la présidente de la CSI Sharan Burrow, ont été organisées avec des travailleurs et des représentants de la société civile. Dans la Nouvelle-Zélande voisine, les syndicats mobilisés ont organisé des visites de sites où le travail précaire est très présent.

La CSI précise aussi que des séminaires réunissant des syndicalistes ont eu lieu sur l’Ile Maurice, au Cameroun, en Palestine, en Algérie, au Danemark, en Italie, ou en Espagne, tandis qu’en Israël, une campagne ciblée sur un travail décent pour les femmes était lancée par le syndicat Histadrut.

La mobilisation en Europe a aussi pris la forme de manifestations à Madrid, à Senden et Hanovre en Allemagne.

Entouré des responsables des huit syndicats français (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires, FSU) et de représentants de plusieurs syndicats européens, Guy Ryder, secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI) a appelé à Paris à construire un "nouvel internationalisme syndical à la hauteur des défis de l’ère de la mondialisation" alors que des "décennies de déréglementation (...) ont poussé le monde au bord de la récession".

 

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 06:55
Dans un Zénith plein de 4000 personnes rassemblées pour le meeting de la CGT d’Ile-de-France, Champagne-Ardenne, Bourgogne, Centre, Normandie, le secrétaire général de la CGT a rappelé les deux rendez-vous pour "livrer bataille" au gouvernement et au patronat lors de la journée de mobilisation du 7 octobre et aux élections prud’homales du 3 décembre.
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 21:46

Les raisons de l’engagement de la CGT contre le fichier Edvige.

 

Le fichier policier Edvige est particulièrement dangereux pour un ensemble de raisons :

-          Il concerne des millions de personnes et d’organisations (syndicats, associations, partis) ; notamment militants syndicaux, associatifs, politiques, mais aussi leur famille et leurs connaissances.

-          Il repose sur l’idée que sont potentiellement dangereuses les personnes et les organisations « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public ».

-          Il réalise un amalgame entre citoyenneté, entre militance et délinquance.

-          Les mineurs de 13 ans sont fichables, ce qui était interdit.

-          Il organise le fichage de données personnelles, sensibles, pratiquement sans limite (état civil, déplacements, fréquentations, appartenance ethnique, vie sexuelle, état de santé, opinions politiques, religieuses, appartenance syndicale…).

-          Il a une durée de conservation « illimitée ». Il sera un obstacle à l’accès à de nombreux emplois.

-          Rien ne s’oppose à ce qu’il soit communiqué à des États étrangers. On sait que nombre d’entre eux interdisent l’accès sur leur territoire pour des motifs syndicaux, politiques, de santé, d’homosexualité.

 

Si la CGT se mobilise contre le Fichier EDVIGE, c’est qu’il concerne notre quotidien de militant syndical dans l’entreprise, mais aussi notre vie de famille, notre engagement associatif, philosophique ou politique. Peuvent être fichées les personnes « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique, ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».

 

  • Edvige revient sur un droit constitutionnel, celui de la liberté syndicale.

Ses dispositions sont une atteinte sans précédent à la liberté syndicale, scellée dans la constitution de 1946, reprise par notre constitution actuelle : « Tout homme peut défendre ses droits et intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix ».

 

  •  Edvige remet en cause des libertés individuelles.

Jusqu’à maintenant, toute discrimination fondée sur l’appartenance syndicale est illicite. Les employeurs ne devraient pas tenir compte de l’engagement syndical pour embaucher, sanctionner ou encore licencier les militants.

Pourtant,à la CGT, nous savons ce que discrimination syndicale de la part de patrons et de l’Etat veut dire ! Le respect de la loi actuelle reste élastique.

Or voici que ces mêmes patrons savent désormais que l’Etat, la police, va ficher les syndicalistes. Certains s’imagineront avoir un permis pour accentuer la répression.

Malgré les dénégations tardives du Medef, le patronat a surtout vu dans Edvige un moyen d’en savoir plus sur la vie des militants syndicaux. Grâce à la large mobilisation en cours, nous avons montré que personne n’est à l’abri…même pas les petits patrons, ce qui explique les atermoiements de Parisot.

 

  • Un projet caricatural et totalitaire !

Quel est l’intérêt de mettre en fiche tous les candidats à tous les mandats syndicaux, même ceux qui ne seront jamais élus ? Quel est l’intérêt de conserver ces données sans limite, même après la retraite ? Quel est l’intérêt de millions de fiches, si ce n’est pour un flicage total et absolu de la population : c’est à dire par idéologie ?

 

  • Conséquences sur l’engagement syndical…

Certains militants syndicaux sont confrontés à la répression. Avec Edvige les adhérents des organisations syndicales pourraient hésiter à s’engager plus avant dans le militantisme, par crainte d’être fichés. Cela va totalement à l’encontre du discours du gouvernement sur la démocratie sociale voulue en apparence.

 

  • …et sur la vie professionnelle

On sait que l’accès à certains emplois est soumis parfois à des enquêtes dites de moralité.

Nous savons que ces enquêtes qui se déroulent sans aucune transparence sont déjà source d’interdiction professionnelle : les vigiles interdits d’emploi dans des zones « vigies pirates » des jeunes que l’on ne recrute pas parce qu’ils viennent de tel quartier ou que l’un des membres de la famille est réputé intégriste : nous avons tous des exemples en tête…

Ainsi, un syndicaliste qui aurait été fiché plusieurs années auparavant pourrait ne pas être embauché. Le passé militant inscrit dans Edvige peut léser à jamais certains parcours professionnels. Ses enfants, ses proches pourraient se voir interdits l’accès à des emplois au prétexte que les parents sont défavorablement connus des services de police !

Pour nous, à la CGT, être militant syndical est un engagement positif au service des autres. Nous n’accepterons pas que le contrôle de toute la population conduisent les salariés et les privés d’emplois à abandonner l’engagement collectif.

 

Amplifions notre refus de ce fichage de masse de la population, signons massivement la pétition qui regroupe en quelques semaines plus de 140 000 signataires et 800 associations ou organisations syndicales.

Engageons nos syndicats, nos UL et nos UD à s’inscrire dans la lutte pour le retrait d’Edvige et pour construire la mobilisation du 16 octobre, jour de la Saint Edvige !

 

Gagner contre Edvige c’est possible, déjà la mobilisation oblige le gouvernement à ouvrir le débat.

Le fichier Edvige est un danger pour nos libertés individuelles et collectives. Il doit être supprimé.

 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 21:40
vendredi 19 septembre
 nous avons besoin de camarades pour le parrainage de la
 zone Carrefour Ormesson

RV à l'UL à 10h
merci de nous confirmer votre presence
 par mail ou tel 06 08 65 13 47

nous organisons un pique nique revendicatif le midi a cote du magasin animalis
presence de la camionnette
fraternellement
Laurence
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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 21:24

    

  • Aux Fédérations
  • Aux UD de la Région parisienne et à l’URIF
  • Aux organismes et associations du Complexe
  • Aux membres du Bureau confédéral, Aux Animateurs et Conseillers confédéraux

 

 

Cher(e)s Camarades,

Vous trouverez ci-joint un bulletin de participation pour une initiative organisée par La revue PASSAGES en partenariat avec la CGT et dont l’invité principal est Bernard THIBAULT.

La revue Passages vise à traiter à la fois de l’actualité internationale, des problématiques économiques et environnementales du développement durable et des événements culturels en croisant différents regards.

 

Cette initiative aura lieu :

Mardi 23 septembre 2008

De 17 heures à 19 heures

Salons de la Maison de l’Amérique latine

217, boulevard Saint-Germain – 75007 PARIS

Le thème retenu est :

Comment réformer la France ?

Les transitions sociales aujourd’hui

Environnement et conditions de vie ; Lutte contre l’exclusion et pour la dignité sociale ; La politique, l’opinion publique, l’économie : qui décide les réformes ? ; Quel progrès social dans une Europe cosmopolite ? ; L’avenir du service public dans une économie de marché ; La France vue de l’étranger ; Comment faire se rejoindre l’économie, le social et la compétitivité au sein de la mondialisation ?

Cette initiative, sans être directement liée aux élections prud’homales, s’inscrit dans la campagne. C’est un événement important qui sera largement médiatisé compte tenu de la notoriété des personnalités qui débattront avec Bernard THIBAULT. Il s’agit de :

Pierre Rosanvallon, Professeur au Collège de France,

Gunnar Lund, Ambassadeur de Suède à Paris,

Louis Schweitzer, Président de la HALDE (Haute Autorité de Lutte Contre les Discriminations et pour l’Egalité),

Yannick Jadot, Directeur des campagnes Greenpeace France,

Emile H. Malet, Directeur de la Revue Passages (Modérateur du débat).

…/…


Nous vous demandons de prendre en compte cette initiative et de nous indiquer les dirigeants de votre organisation – ou d’éventuelles personnalités que vous pensez important d’inviter – qui sont intéressés à participer à cette initiative dont vous comprenez l’importance pour la CGT.

Une centaine de places sont réservées à la CGT. L’inscription préalable est donc nécessaire.

Le bulletin de participation est à retourner à :

Dominique Stern – Secrétariat général de la CGT

263, rue de Paris – 93516 MONTREUIL CEDEX

E-mail : cabsg@cgt.fr

Fax : 01 48 51 55 31

et pour toute question ou renseignement complémentaire : 01 48 18 82 12

 

Bien fraternellement,

 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 20:33
Mobilisation unitaire en France et dans le monde

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, analyse la rentrée sociale et appelle les salariés à se mobiliser massivement dans l’unité le 7 octobre prochain lors d’une journée nationale interprofessionnelle unitaire.
- Ce jour là, les syndicats français ont décidé de mettre tout en œuvre pour parvenir à des mobilisations d’ampleur, dans tout le pays, à l’occasion de la Journée Mondiale pour le Travail Décent, organisée par la Confédération Syndicale Internationale (CSI).
Voir le communiqué
- A Paris, cette journée sera marquée par un grand rassemblement place du Trocadéro avec la participation des leaders syndicaux mondiaux, européens et français. Voir le communiqué
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